mardi 9 mai 2017

Le bien faire fait le bien être

  J’ai une bonne nouvelle a vous rapporté, celle du bien fait qui n`est jamais perdu .C`est peut- être pour cela qu’on n’en trouve jamais. Puisque c’est par le bien faire que se crée le bien être.
 Dans ce qui suit je vais prendre l’initiative de vous raconter une histoire qui traite vraiment ce sujet.
  Le héro est représenté par un jeune homme de prenom Yassin, qui a depasse un dilemme pour se trouver face à la réalité. Je vous laisse le tour de découvrir les évènements et les péripéties de cette histoire.

  Pourquoi est-il revenu à cette demeure qu’il avait quittée depuis dix ans ? Aurait-il la nostalgie de retrouver son enfance,  celle-là qu’il avait passée avec ses parents ?
        Yassine, un jeune homme âgé d’une vingtaine d’années, avait les yeux bleus qui reflétaient sa sincérité ; sa beauté classique s’accordait parfaitement avec son élégance. Une grande souffrance cachait pourtant son visage.
        Ce matin-là, il poussa la porte d’un coup de pied et entra dans la demeure abandonnée. La vieille maison n’avait pas changé ; elle était si étroite que l’obscurité empêchait la vue ; elle était constituée d’une seule pièce dans laquelle se trouvait une table ronde en bois et où se réunissait la famille. Il aperçut sur le mur la photo de ses parents qu’il n’avait à jamais perdus. Que Dieu ait leurs âmes. Dans une telle situation,  sa mémoire le prit dans le monde du passé qu’il n’aimait pas du tout. Sa mère était morte quand il avait encore six ans, elle s’appelait Mme Sanaa, c’était l’image d’une mère idéale ; son visage rayonnait et inspirait la joie de vivre. C’était une excellente maman qui avait une folle passion pour la lecture. Chaque soir, avant de dormir, elle racontait à son petit, avec une voix chatoyante,  des histoires contenant une grande affection. Mais, brusquement, sa mort avait changé son caractère. Dès lors,  il commençait à vivre dans une solitude sans en avoir parlé à son père, tellement il détestait la vie misérable qu’il menait.
      Yassine n’aimait pas son père, qui, cependant,  faisait n’importe quel métier, et qui travaillait dur pour lui donner une vie agréable. Ce vieil homme se nommait M. Fouad ; il avait des yeux marron brillant d’intelligence ; il souriait tout le temps dans sa moustache grise finement taillée ; sa mine traduisait de la gentillesse et de la sympathie. C’était un homme qui appréciait beaucoup le travail et qui trouvait un énorme plaisir à aider autrui.
       Quand ce soir M. Fouad rentra chez lui, il portait des habits de clown. En le voyant, Yassine croyait qu’il allait lui faire une surprise. Mais non ! Yassine était inquiet, et pour cause : son père quittait chaque fois la maison, et cela brisait son cœur. Certes,  il dut être consolé quand il  trouva un bout de papier où était écrit cet énoncé : « Tu seras un homme bienfaisant, débonnaire et entreprenant, seulement tu dois avoir confiance en toi-même ».  Mais à qui ces mots étaient-ils adressés,  à lui ou à quelqu’un d’autre ? Le moustachu était pour lui une source de désarroi d’où jaillissaient son désespoir et son pessimisme.
       Le jeune homme ne cessa de poser toujours la même question à son père : « Pourquoi sommes-nous pauvres et non pas riches ? ». Le papa répondit toujours : « Qui t’a dit que ne nous sommes pas riches ?... la richesse ne se mesure pas avec la somme  d’argent qu’on a, mais plutôt avec  le nombre de dons que tu fais aux pauvres. En d’autres termes,  quand tu donnes largement, tu seras très heureux dans les deux vies».
      Malgré ce discours apaisant, Yassine restait malheureux, il ne voulait pas être pauvre comme son père à l’avenir. Pour ce but, il doubla d’efforts jusqu’au jour où il reçut une lettre lui signifiant que sa demande d’inscription avait été acceptée, qu’il pouvait rejoindre leur université le premier du mois suivant. A ce moment-là, il savait que ses rêves seraient exaucés. M. Fouad était vraiment fier de son fils.
           Le jour du départ, le père lui donna une somme d’argent, mais Yassine la lui rendit: « Je n’en aurai pas besoin, je vais recevoir chaque mois une bourse avec laquelle je peux vivre ».
Ce geste froissa le père qui n’arrivait pas à retenir ses larmes.

         Des années passèrent, le fils ne revint jamais, il avait eu un poste dans une grande entreprise. Et à chaque année le père lui téléphona : «  Est-ce que tu vas venir cette année ? », la réponse était bien : « Non, pourquoi je vais venir ? J’ai un nouveau métier, peut-être l’année prochaine, alors je suis très occupé. Au revoir ». Il accrocha le téléphone.

          Le père fut décédé, Yassine revint à sa maison natale. Quelques jours de deuil passèrent, peu à peu le calme revint.  Un moment, quand il remettait de l’ordre dans son ménage,  une valise attira particulièrement son attention ; par curiosité, il l’ouvrit et trouva dedans plusieurs reçus. Ils portent tous  un mot de remerciement à l’adresse de son défunt : « Merci, pour votre don ». Quelques minutes plus tard, Yassine reçut un coup de téléphone d’une association humanitaire qui aidait les enfants handicapés. Sans hésiter, il s’y rendit en tant qu’invité d’honneur.
          Une jeune femme était à la porte pour l’accueillir :
« Soyez le bienvenu et merci  pour votre présence, Yassine ».
« J’ai trouvé ces lettres qui disent que j’ai fait des dons pour cette association humanitaire, sûrement c’est faux »
« Je vais vous expliquer après, maintenant il y a une personne qui veut vraiment vous rencontrer, venez avec moi»
         Dans la salle d’audience, était un jeune homme handicapé nommé Younes.
«  Je veux vous remercier d’avoir accepté de nous rendre visite ; en outre, votre père, que Dieu ait son âme,  m’avait beaucoup parlé de vous ; sa visite ici nous faisait oublier nos souffrances, et nous rappelaient nos rêves et nos souhaits. Ces dernières années, les enfants d’ici l’avaient perdu à jamais. C’était la seule personne qui avait su et pu dessiner de la joie sur leurs visages. Je me souviens d’un petit garçon qui était unique et triste, et  il ne voulait guère aller à l’école.  Il était désespéré, mais votre père lui avait appris à lire et à écrire, et comment avoir confiance en soi-même par le biais de cette expression : « Tu seras un homme bienfaisant, débonnaire et entreprenant, seulement tu dois avoir confiance en toi-même ». Cet enfant avait grandi et avait réalisé son rêve. Ton père ne voulait pas avoir sa retraite, il avait décidé de continuer de travailler pour aider les autres, il n’était pas égoïste puisqu’il n’informait personne de sa maladie »
       Yassine avait regretté ses mauvais actes envers son père qui méritait pourtant un grand respect. Des larmes  coulaient sur ses joues.  Il sentait de grands remords tarauder et torturer sa conscience. Il souhaitait que son père soit présent pour lui demander des excuses. A partir de ce moment-là, le jeune homme décida de s’occuper des enfants handicapés, des orphelins et des vieillards en construisant une maison de retraite, tout en terminant ce que son père avait commencé.
          Certes, M. Fouad fut décédé, mais sa sagesse, indélébile,  resta gravée dans la mémoire reconnaissante du temps et de son entourage : « C’est par le bien-faire que se fait le bien-être ».