samedi 3 mai 2014

Nouvelle Junior : L'Affaire Saindicass

Chapitre 1 : Le début

Bonjour ! Je m’appelle  Valentin Returna et la semaine dernière je suis sorti de l’école Raymond Landais avec mon diplôme de détective ! Autant vous dire que je suis super excité ! J’aimerais devenir une légende parmi les grands détectives comme mon idole : Ernest Letrois, un homme mystérieux qui ne coinçait sur aucune affaire, je dis mystérieux car il ne se montrait jamais en public même son assistant ne l’a jamais vu ! La seule affaire qu’il n’ait pas résolue est celle où il a perdu la vie. Il est parti sur le terrain pour enquêter et n’est pas revenu, on a donc conclu à sa mort. Mais moi je crois qu’il est encore vivant, quelque part et qu’il reviendra un jour.
Mais bon, bref ! Passons ! Aujourd’hui est un autre jour, le jour où j’ai reçu ma première lettre ! C’est une grande entreprise qui m’a convoqué.  Je vous lis ma lettre :
« Monsieur Returna,
Je dirige une entreprise de démolition et nous allons prochainement détruire le lycée Saindicass et par conséquent j’aimerais que vous enquêtiez sur ce bâtiment avant la démolition.Rassurez-vous cette mission ne comporte absolument aucun danger.
Je vous demande ce service car il y a un mois, six de nos ouvriers sont allés dans ce bâtiment pour effectuer des mesures et ils ne sont pas ressortis.
J’espère avoir une réponse positive de votre part,
Cordialement,
M. Pomerson  »
Je reste perplexe devant cette drôle de lettre. Mais je ne peux pas ignorer cette affaire, elle a l’air d’une histoire de Sherlock Holmes. Je pars donc de pied ferme dans ce lycée « maudit ».

Chapitre 2 : Ma 1e enquête

Il est 20h30 et j’arrive au village de Masevaux (j’y suis allé en taxi). Je suis déjà venu dans ce petit village pour aller voir une tante éloignée (elle est morte l’année dernière) mais j’en garde juste un vague souvenir. Avant de se rendre sur les lieux il faut se renseigner, j’interroge les gens du village qui passent dans la rue mais je n’ai pas de véritables indices, que des histoires imaginaires, des légendes et des superstitions inventées par les habitants. Certains parlent d’une malédiction, d’autres d’un monstre…Mais cette rumeur ne m’inquiète pas ;
Je me renseigne sur la façon de me rendre au lycée Saindicass mais personne n’accepte de m’emmener, ça me fait une belle jambe ! Je reste planté au milieu de la rue sans aucun moyen de me rendre à ce lycée quand un taxi noir débarque dans la rue,  je l’appelle et rentre dedans.
-Au lycée Saindicass s’il vous plait !
-Quoi ???!!! C’est hors de question !!! me dit le chauffeur.
Je réplique :
-Je paierai le double de ce qui est affiché si vous m’y emmenez !
Le chauffeur réfléchit un court instant, puis cède.
-Si monsieur insiste….

Chapitre 3 : Le lycée Saindicass

Je suis dans un taxi, en route vers le lycée Saindicass. La nuit est tombée depuis belle lurette mais je m’en fiche un peu, je suis trop occupé à réfléchir sur quel mystère je vais tomber. Une vingtaine de minutes plus tard, je sors du taxi (avec une facture de 130€) qui repart aussitôt et je me trouve donc devant le fameux lycée « hanté ». Je dois admettre quand même que j’ai les pétoches car ce bâtiment a vraiment l’air hanté.
Je marche dans l’allée principale et j’arrive devant les portes du lycée sur lesquelles est accroché un panneau : Allez-vous en !!! Quel accueil charmant… Je m’approche et vois que les portes sont cadenassées ! Impossible de passer par l’entrée normale, je fais le tour pour trouver une autre entrée. Je suis surpris en voyant la hauteur des murs, qu’est-ce qu’il peut bien y avoir derrière ces énormes murs ? Finalement, 50 mètres plus loin je trouve un gros trou dans le mur, je me faufile et rentre.
Durant ses belles années, ce lycée devait être magnifique car malgré l’usure des chemins et des décorations par le temps car j’arrive à distinguer une magnifique fontaine recouverte de lierre, une allée de pavés symétriques et quelques statues.  Au bout de l’allée je peux voir l’entrée du bâtiment principal et là, on peut en parler de cette entrée, non, mieux parlons en car elle est vraiment magnifique cette entrée avec ses colonnes de marbre, ses deux portes dorées et son allure imposante.

Chapitre 4 : les doutes

Mais je ne m’attarde pas trop sur ces belles choses et je continue mon chemin. J’ouvre les deux portes et rentre dans le hall, difficile de croire que ce bâtiment est à l’abandon depuis des années, tout est bien rangé… Je monte à l’étage et quelle surprise ! J’ai l’impression d’avoir changé d’endroit, tout est en désordre et sur le mur, qu’est-ce que je vois ? Des traces de griffes de 50 centimètres de long en 10 de profondeur !!! Je ne crois pas avoir déjà vu un animal avec de telles griffes !
Je me calme et j’essaie d’entendre quelque chose, je tends l’oreille et j’entends des bruits ! Des bruits à chemin entre des gémissements et des soufflements. Je me rapproche en me fiant à mes oreilles, j’arrive devant un grand couloir et au bout il y a une pièce, et, à en entendre les longs soufflements rauques, la chose que je cherche est ici, dans cette pièce à une cinquantaine de mètres de moi. Je commence à avoir des doutes sur le fait que cette affaire soit sans danger...

Chapitre 5 : la chose

Je respire un grand coup puis j’avance discrètement jusqu’au bout du couloir… J’arrive devant la porte et j’essaie d’identifier la chose qui doit sans doute être la clé du mystère. Soudain, plus de bruit. J’approche ma main de la poignée mais à cet instant la porte s’ouvre brusque ment et une grande masse noire sort de la pièce et détale à toute vitesse !!! C’était une sorte de chien, mais un chien de 3 mètres, et qui avait l’air de peser 250 kilos….
Je rentre dans sa « tanière » et je trébuche sur quelque chose, mais où est la lumière ? Quelques secondes plus tard mes yeux sont habitués à la lumière et je repère l’interrupteur à 5 mètres de moi. Je marche et je retrébuche sur quelque chose ! Je me jette sur l’interrupteur et allume la lumière, le courant met un peu de temps à arriver mais quand je vois sur quoi j’avais trébuché, je suis pris de nausée par ce que je vois : des cadavres !!!!!
Les choses sur lesquelles j’avais trébuché n’étaient autres que des corps, étendus de tout leur long sur le sol ! Qu’est-ce que ces corps faisaient là ??!!! Mais tout à coup, tout me revient : « il y a un mois, six de nos ouvriers sont allés dans ce bâtiment pour effectuer des mesures et ils ne sont pas ressortis… »
Alors ces six cadavres sur le sol seraient les ouvriers de l’entreprise qui m’a mis sur cette affaire ?? Soudain, des bruits se font entendre : des longs hurlements ! Je suis sûr que cette  chose sait que je suis là et elle va revenir et je vais avoir le même sort que ces ouvriers !! Vite ! Si je veux sortir d’ici vivant, une seule solution : s’enfuir…

Chapitre 6 : La fuite

Je traverse le couloir à une vitesse hallucinante, descends les marches de l’escalier quatre par quatre et j’arrive à bout de souffle au rez de chaussée dans le hall d’entrée mais je ne suis pas allé assez vite ! Car la chose est là devant la porte, devant moi et elle grogne… Je rebrousse chemin et vois une porte qui n’est pas cadenassée et tout en courant, je donne un énorme coup de pied dans la porte qui s’ouvre violemment ! J’arrive dans l’allée principale avec ses belles sculptures mais là, je n’avais pas vraiment le temps de les admirer… Je continue à courir sur la pelouse, je vois à peine à 5 mètres devant moi car la nuit est sans lune et il fait tout noir…
Je n’ose pas me retourner car j’entends toujours les pas de la bête derrière moi, elle me court toujours après ! Je n’en peux plus… Je n’ai plus de souffle… Il faut absolument que je m’arrête ! Finalement, je choisi l’option la plus simple : Je m’arrête, regarde la mort en face, et laisse la bête me choper la gorge.


Chapitre 7 : Le miracle

Je ne crois pas aux miracles, tout simplement parce ce que sont des choses impossibles et quand on demande un miracle, quel hasard ! Il ne se réalise pas… Mais alors là, ce dont je viens d’être victime est en droit de porter le nom de miracle. Car quand la bête a serré ma gorge très fort, j’étais sûr que j’allais mourir, mais au dernier moment, avant de me couper la tête en deux, la bête a levé sa sorte de truffe, a humé l’air et m’a reposé sur le sol puis elle est repartie dans son domaine, le lycée…
Là, maintenant, je suis dans une maison abandonnée au fond du village de Masevaux mais je ne sais pas comment je suis arrivé là. Mais je suis en vie c’est le plus important. Je ne sais vraiment pas, comment suis-je arrivé ici ? Un autre inconscient a osé s’aventurer dans ce lycée et  m’a ramené ici ? Je ne sais pas et je crois que je ne le saurai jamais.
Je regarde par la fenêtre et je vois une grosse Porsche noire garée devant la maison et aussitôt on frappe à la porte. Deux hommes habillés en noir de haut en bas débarquent et me montrent leur carte de police nationale  puis, sans dire un mot, me jettent sur la banquette arrière de la voiture. Je ne proteste pas car je suis épuisé, je n’ai même pas la force de parler ; Il faut dire que j’ai un énorme bandage autour du cou et ce qui me fait mal est sûrement une énorme entaille car cette énorme chose m’a bien amoché…

Chapitre 8 : La « résolution » de l’affaire

La grosse Porsche me dépose à l’hôpital de Bligny et je passe une semaine en soins intensifs. Je crois que la police a décidé d’étouffer cette affaire car aujourd’hui une infirmière m’a dit avec un sourire :
-Alors monsieur Returna ? Ce n’est pas bien de rouler ivre sur l’autoroute en pleine nuit…
Et là, je commence à m’interroger. Depuis quand j’ai eu un accident de voiture ? J’ai loupé un épisode ? Non, je crois plutôt que la police ne veut pas que cette affaire explose au grand jour… Mais pourquoi ??
Deux jours plus tard…
Je sors de l’hôpital en pleine forme puis je réfléchis, qu’est-ce que je dois faire ? Aller raconter cette histoire à la police ? Non, ils me prendraient pour un taré… je préfère rentrer chez moi, fermer mon cabinet de détective et oublier cette histoire… J’arrive chez moi, m’installe dans mon canapé et reste allongé en repensant à tout cela. Mais soudain un goût désagréable arrive dans ma bouche, je me rends dans la salle de bain, crache dans le lavabo et un crachat rouge sort de ma bouche ! Puis je sens que je vais vomir mais je vomis du sang ! Je tombe dans les pommes…
Je me réveille (de nouveau) à l’hôpital de Bligny ça fait une semaine que j’ai vomis du sang mais je ne sens pas d’améliorations, au fond de moi on dirait que tout mon sang peut sortir à tout instant…
Je suis tranquille dans mon lit d’hôpital et en « bonne santé » selon les médecins. Mais tout à coup, je sens que quelque chose remonte dans ma bouche ! Du sang !! Encore ??!! Du sang sort de ma bouche ! Et ça continue de couler !!Qu’est ce qui m’arrive ?? Je tombe par terre et vois une dernière fois le sol recouvert de sang…

Chapitre 9 : un nouveau départ

Bonjour ! Je m’appelle Arnaud Varnis et la semaine dernière je suis sorti de l’école Raymond Landais avec mon diplôme de détective ! Autant vous dire que je suis super excité ! J’aimeraisdevenir un grand détective comme Erneste Letrois, un homme mystérieux qui ne coinçait sur aucune affaire, je dis mystérieux car il ne se montrait jamais en public même son assistant ne l’a jamais vu ! La seule affaire qu’il n’ait pas résolue est celle où il a perdu la vie. Il est parti sur le terrain pour enquêter est n’est pas revenu, on a donc conclu à sa mort. Mais moi je crois qu’il est encore vivant, quelque part et qu’il reviendra un jour.
Il y a deux semaines, je suis allé aux funérailles d’un de mes camarades de classe à l’école Raymond Landais. Il était à l’hôpital en bonne santé mais son état s’est aggravé. Les médecins disent qu’en 30 ans de métier ils n’avaient jamais vu ça, il faut dire que quand un patient se vide de tout son sang on peut penser à une maladie inconnue… Son enterrement s’est passé de façon très banale, à peine 20 personnes étaient présentes. Il y avait sa famille, son médecin et quelques amis.
Mais passons, si je vous parle maintenant c’est pour vous dire que j’ai reçu ma première lettre. C’est une grande entreprise qui m’a convoqué.  Je vous lis ma lettre :
« Monsieur Varnis,
Je dirige une entreprise de démolition et nous allons prochainement détruire le lycée Saindicass et par conséquent j’aimerais que vous enquêtiez sur ce bâtiment avant la démolition. Rassurez-vous, cette mission ne comporte absolument aucun danger.
Je vous demande ce service car il y a un mois, six de nos ouvriers sont allés dans ce bâtiment pour effectuer des mesures et ils ne sont pas ressortis.
J’espère avoir une réponse positive de votre part,
Cordialement,
M. Pomerson »
Je reste perplexe devant cette drôle de lettre. Mais je ne peux pas ignorer cette affaire, elle a l’air d’une histoire de Sherlock Holmes. Je pars donc de pied ferme dans ce lycée « maudit ».
Quelles aventures va me réserver cette mystérieuse affaire ?

(Note de l’auteur : moi je sais… J ) (Et je pense que vous savez aussi)