mercredi 20 mai 2015

Pass'livres 2015

A partir du 21 mai, vous pourrez trouver des livres dans la ville. Bancs publics, abri-bus, mobiliers urbains seront mis à contribution pour les recevoir. Ces livres seront à vous !Vous pourrez les lire, les reposer où vous les avez trouvés, les garder, les relâcher ailleurs ... et écrire un petit bout de leur vie sur ce blog.

samedi 16 mai 2015

Ce souvenir des belles choses

disponible en numérique
L'auteur nous relate d'une façon très émouvante la vie de son père dont la mémoire se dissipe à cause d'une maladie incurable. Elle revient progressivement sur cette vie bien remplie et surtout sur l'amour inconditionnel envers une femme mariée qui deviendra la femme de sa vie et la mère de son enfant.
Ce roman est une déclaration d'amour d'une fille à son père.

Pudique, sensible et inoubliable

Virginie

BODYBUILDER de Roshdy ZEM


À Lyon, Antoine, vingt ans, s’est mis à dos une bande de petites frappes à qui il doit de l’argent. Fatigués de ses trafics en tous genres, sa mère et son grand frère décident de l’envoyer à Saint-Etienne chez son père, Vincent, qu’il n’a pas revu depuis plusieurs années. À son arrivée, Antoine découvre que Vincent tient une salle de musculation, qu’il s’est mis au culturisme et qu’il se prépare intensivement pour un concours de bodybuilding. Les retrouvailles entre le père et le fils, que tout oppose, sont difficiles et tendues. Vincent va tout de même accepter qu’Antoine travaille pour lui afin de l’aider à se sortir du pétrin dans lequel il s’est mis. De son côté, Antoine va progressivement apprendre à découvrir et respecter la vie que son père a choisie.

AlloCiné

Nous connaissions Roshdy ZEM entant qu'acteur, nous le découvrons ici entant que réalisateur et pour un premier film c'est plutôt bien réussi. Ce que j'ai aimé c'est la dimension naturelle et sincère de l'acteur qui n'en est pas un, c'est cette plongée dans le milieu et le quotidien de ces hommes et femmes qui vont toujours au delà de leurs limites et qui se sacrifient " corps et âme" pour quelque chose qui parait futile aux yeux de leur entourage.
C'est  aussi la rencontre d'un père et son fils à un moment difficile de leur vie.
 Dans un second rôle Marina Foïs est  bouleversante.

Virginie


jeudi 14 mai 2015

Le plus emprunté sur vos liseuses

Le livre numérique le plus emprunté du mois d'avril :


Tornade

Résumé :

Dans le Midwest, où Jersey vit avec sa mère, son beau-père et sa petite soeur Marine, on ne sait jamais ce que la météo réserve. Le jour où sa mère et Marine disparaissent, emportées par une tornade, Jersey se retrouve seule et sans maison. Son beau-père n'a pas la force de s'occuper d'elle et son père biologique la rejette. La jeune fille échoue chez ses grands-parents maternels, qu'elle n'a jamais connus. Ballottée d'endroit en endroit, Jersey doit tenir bon, tout en apprenant des choses qu'elle ignorait sur sa mère...

« Mêlant avec justesse catastrophes naturelles et émotionnelles, Tornade est un livre remarquable. Un roman prenant qui, même une fois fini, restera dans l'esprit du lecteur des jours, voire des semaines. » Voya Reviews
« Brown dépeint avec brio le combat de Jersey pour continuer à vivre après un événement traumatisant. C'est tout simplement l'histoire déchirante d'une volonté de vivre à toute épreuve. »School Library Journal

À partir de 13 ans

Si vous ne l'avez pas encore lu, c'est ici !

mardi 12 mai 2015

Boy Hood

Une véritable odyssée de la vie réalisée par Richard Linklater




Un défi particulier : un film réalisé avec les mêmes acteurs pendant 12 ans.

Et c'est plutôt une réussite!

 On passe 12 ans dans la vie d'une famille américaine centré tout particulièrement sur le garçon de ses 6 ans à ses 18 ans. C'est la vie avec ses bons et ses mauvais moments. C'est la construction d'un jeune homme et le combat, d'une mère qui assument l'éducation de ses deux enfants et qui prend son destin en main malgré de mauvaises rencontres.
C'est la vie quoi !!!


un film conseillé par Virginie 


samedi 9 mai 2015

Les Dossiers de l'Actualité

Une revue d'actualité et d'information pour les adolescents et les jeunes adultes :






De 15 à 25 ans.Chaque mois, retrouvez l'essentiel de l'actualité remis en perspective dans de grands dossiers. 20 pages d'actualité dans un format pratique et un papier recyclé de qualité. Indispensable pour tous ceux qui cherchent à comprendre le monde d'aujourdhui.



Les Dossiers de l’Actualité est un magazine mensuel qui traite à froid les grandes questions d’actualité économique, politique et sociale. Ses analyses s’adressent particulièrement à unpublic de lycéens et d’étudiants en attente d’une grille de lecture des événements survenus dans le mois. Chaque numéro est construit autour de trois dossiers approfondissant des faits majeurs de l’actualité française et internationale. Sur une vingtaine de pages, ses articles pointent ce qu’il faut en retenir et soulignent les enjeux sous-jacents. La lecture des dossiers est facilitée par des repères historiques, des données statistiques et des notions économiques rappelées en marge. Le magazine Les Dossiers de l’Actualité réunit tout le savoir-faire des éditions Bayard pour parler aux jeunes. Les informations importantes du mois sont brièvement récapitulées dans la rubrique « décodeur » du magazine qui présente ce flash actu sur une double page. Généraliste et aéré, ce titre pour les jeunes traite également de sujets plus légers et propose aux lecteurs des pages société, sport et culture. Sa rubrique « génération » livre une information pratique sur le quotidien des lycéens et étudiants car c’est l’âge des loisirs et des engagements associatifs. Avec l’abonnement aux Dossiers de l’Actualité, les jeunes affinent leur sens critique et enrichissent leur culture générale, un atout pour avancer en classe.

 (avis de la rédaction)

mardi 5 mai 2015

Rail et rencontre

''J'ai honte! Parce que tu t' rends compte qu'est ce qu'elle m'a fait'' dit-elle en se hissant péniblement sur le marchepied du wagon le téléphone collé à l'oreille. Derrière elle un jeune homme efflanqué, légèrement vouté l'air accablé, semble la suivre dans un déhanchement souple et nonchalant. Il porte les signes de son appartenance: couture du pantalon au niveau des genoux laissant délibérément apercevoir un slip à la marque apparente sur l'élastique, blouson foncé, visière de la casquette rabattue sur le cou, baskets aux lacets défaits. La gare d'Arpajon s'éloigne et le couple vient se vautrer sur la première banquette venue. Lui, la fixe d'un regard absent bercé par les rythmes réguliers d'une machine à laver sortis de ses écouteurs. Il est en mode lavage et elle en mode essorage: ''Alors t' vois, je lui ai fait comme ça...'' le reste se perd dans une bouillie d'un langage invertébré sans consonnes, ponctué souvent d'un répertoire scatologique de mots ayant au fil des années perdu leur sens fort d'origine, mais qui inciterait de conseiller l'interessée à se prémunir d'un traitement intestinal efficace En revanche, ce sont les seuls mots accessibles à la compréhension des non-initiés et capables d'attester qu'il s'agit bien d'une conversation en langue Française exprimée avec une virtuosité à couper le souffle ''P'tain! non mais elle m'a foutu la honte et j'te dis elle va le regretter!...'' Machinalement, il a retiré sa casquette et posé sa longue main brune sur le genou dénudé de sa compagne. Elle ne le voit pas, ne remarque pas ses beaux yeux sombres et tristes ornés de longs cils recourbés, sa bouche pulpeuse qu'elle avait peut-être savourée quelque temps auparavant. Pour elle peut-être, il a soigné son petit carré de pelouse sombre et généreuse là haut au sommet de son crâne et rasé le pourtour soigneusement laissant une surface glabre ornementée d'une petite cicatrice rose, témoin d'un malencontreux dérapage du rasoir. Les modes ont toujours été faites pour faire souffrir leurs fidèles adeptes. Que n'endurait-on pas autrefois sous le laçage des corsets et des escarpins trop étroits? Notre langage vestimentaire ce sont nos antennes, sorte de substitut de phéromones emprunté au langage des fourmis Il faut maintenant refuser toute gène en optant pour le tout laissez-aller Mais doit-on penser pour autant que d'être obligé de remonter sans cesse un pantalon qui menace de s'écrouler au bas des pieds, de risquer de s'entraver la marche avec des lacets défaits puissent apporter le confort souhaité? Et faut-il aussi penser qu'un rasage quotidien du crâne ne nécessite pas une corvée non moins négligeable? La fille a maintenant atteint une logorrhée verbale effrénée. Elle se dope de l'outrance de ses propos. La colère entretient la colère comme un feu que les moindres brindilles ravivent sans cesse. Elle ne voit pas que son voisin accaparé par un article du quodidien Le Monde vient de poser découragé son journal, pour tenter une séance d'hypnose à son encontre Elle n'a pas non plus remarqué le départ ostensiblement précipité d'une autre voyageuse qui sous l'effet d'une exaspération non contenue est parti chercher refuge dans une zone moins agitée Son teint laiteux s'empourpre par moment sous l'effet de la colère et de la moiteur du compartiment. Elle a remonté au sommet du crâne ses beaux cheveux blond cendré en un bouquet branlant de boucles serrées permettant de découvrir un large visage clair et sans charme. Des yeux d'un bleu délavé se frayent un chemin dans cette palette de maquillage que des reines Egyptiennes auraient pu jalouser Notre malheureuse victime a maintenant posé un regard vague sur la généreuse poitrine de sa compagne que prolonge un menton à double étage. Rien n'est délimité dans ce corps adipeux. . Nul ne peut dire où finissent les seins et où commencent l'estomac et le ventre. C'est comme un paysage vaguement mamelonné mais sans réels points culminants, enveloppé d'un tee shirt sur lequel la statue de la Liberté s'exibe sur l'avant scène de son buste, le socle posé sur l'estomac Une mini-jupe tente avec effort de comprimer le reste et permet d'offrir aux regards blasés le spectacle des cuisses marbrées, des genoux ayant enfoui leurs rotules depuis longtemps déjà et des mollets encore rebondissants de jeunesse, ferrés à leurs extrémité de bottines à talons.. Le paysage défile morne et sans âme. Forêts et Etangs de l'Hurepoix ont cédé la place au béton. Dans le lointain, la tour de Montlhéry domine toute cette concentration pavillonnaire sans charme. Notre train a quitté maintenant Brétigny et file en direction de St Michel/Orge. Progressivement, la vitesse ralentit à l'approche de la gare sans pour autant réveiller notre conteuse maintenant assoupie. Les freins crissent, la locomotive exhale un soupir devant le quai et s'immobilise. Soudain comme mû par un ressort, le jeune homme se redresse, le regard affolé, entraîne violemment sa compagne qui tirée de sa torpeur lache quelque insultes et les voilà lancés comme par deux catapultes à travers le couloir. Au moment de franchir les marches, la sonnette de la fermeture des portes retentit. En un bond il a surmonté l'obstacle et s'apprête à se jeter sur le quai; mais notre malheureuse vient buter sur la première marche pour aller embrasser l'escalier de tout son long. Elle s'est heurté violemment les genoux et grimace sous la douleur en suffocant quelques bribes de son langage coloré. Les passagers n'ont pas tous compris. Ravis qu'un tel spectacle vienne distraire leur monotonie quotidienne, certains même se hasardent à vouloir l'aider à se relever mais se retrouvent vite découragés par ses regards incendiaires et méprisants. Pour beaucoup d'entre eux il y a une solidarité en faveur du couple en cavale! C'est trop rageant, ils auraient pû réussir... Imperturbables du fond du compartiment arrivent un petit groupe casquetté en uniformes gris et violets. Ce n'est pas le SAMU bien sûr, mais nos sympathiques contrôleurs de la SNCF!... Ils prennent d'abord un temps fou à vérifier tous les autres passagers. Parfois l'un d'entre eux s'arrête un peu plus longuement auprès d'un usager qui ne retrouve plus son billet à tous les coups égaré au fond d'une poche et puis au bout de vaines recherches accepte la mine défaite ou l'air crâne pour certains la condamnation en bonne et due forme. Voilà nos tortionnaires arrivés au niveau des malheureux fraudeurs. ''Avez-vous besoin d'aide mademoiselle?'' demande l'un d'eux '' Non! Répond celle-ci en reniflant, le regard en pistolet ''C'est bon!'' '' Je suis obligé de vous demander votre titre de transport Mademoiselle'' Pas de réponse '' Dans ce cas vous pouvez nous régler la somme sur le champs ou payer un supplément'' La réponse est donnée par son compagnon qui l'air encore plus abattu qu'à l'accoutumé avoue être totalement démuni ainsi que sa compagne. Le train poursuit son voyage jusqu'à Ste Geneviève des Bois abandonnant nos deux malheureux sur un quai presque désert.. '' C'est quoi ça un titre de transport?'' glapit-elle en claudicant derrière lui '' Moi, j'ai qu'mon billet de train!.. '' '' Ta gueule Mélissa!''