samedi 7 mai 2016

Prise au piège d’un charme trop fort

On nous avait bien prévenu du retour du Maître des lieux mais personne ne voulait y croire, la raison était simple, il était parti depuis si longtemps du pays qu’à l’époque cela avait créé une vraie polémique et jugé impensable pour les habitants. Il aura fallu ce malheur pour qu’il affirme son retour. En revenant au pays de son enfance, il eut un choc émotionnel, il se revit enfant emprunter le chemin au bord du lac. Il se souvint également de cette bâtisse qui jonchait cette étendue d’eau et il pouvait reconnaître au loin les affaires entreposées de son père. C’était comme un arrêt sur images qui n’avait pas changé, le gardien avait continué en son absence à ranger tout le bois qui allait servir à réchauffer la maison familiale. Le lieu avait été abandonné par le fameux successeur, ce fils unique qui avait préféré partir à l’étranger faire ses études et courir le monde au détriment du temps passé avec ses parents. Après la disparition de sa mère à l’âge de ses dix ans, il avait été mis en pension à plusieurs kilomètres, afin d’apprendre les langues étrangères puis la destinée l’avait poussé vers une grande école de commerce. Très vite, il s’était éloigné de son père. Si, celui-ci le faisait rentrer une fois par mois, les visites s’espacèrent dans le temps pour un jour ne plus revenir physiquement parlant, à part un appel de temps à autre et un message, cet enfant était devenu adulte, seul dans son monde.
Apprenant tardivement le décès de son père, tout le domaine y compris la bâtisse au bord de l’eau avait été confié en régence par intermédiaire à un majordome nommé Alfred Simon. A l’inverse du fils, toute sa famille avait résidé dans cette région, depuis des générations et cela n’était pas prêt de se terminer. Alfred était le seul contact avec l’héritier, il était âgé d’une soixantaine d’années, mais en paraissait dix de mois, il n’était pas bien grand, mais était doté d’une efficacité à toute épreuve, comme il connaissait tout sur la région et sur la propriété, il n’avait aucun mal à obtenir confiance, aide et entraide. Cela était un véritable atout surtout pour ce domaine qui était retiré du village. Il avait même empêcher de faire transformer le tout en une future maison de correction, il était juste un allié mais il ne pouvait pas tout faire, il fallait bien un jour que l’héritier revienne afin de prendre enfin la succession et non le faire à distance. En effet, dicter un ensemble de règles ne pouvait pas rester toujours sous forme de mails ou de coups de téléphone, il fallait être sur le terrain et retrouver ses racines et affronter ses responsabilités. Qui était cet héritier ? Il appartenait à la grande lignée des Dawson, il répondait au prénom d’Alexander. Lui qui avait appris à flairer des affaires de centaines de millions de dollars, il devait mettre au vestiaire toute la stratégie qu’il avait appris pour reprendre le costume du passé sans qu’il se transforme en une véritable armure. Il allait prendre conscience peu à peu que ses études à l’étranger avait fait de lui un fin stratégiste, mais uniquement dans les affaires. S’il avait oublié son village, celui-ci ne l’avait pas du tout oublié et son départ avait laissé des traces indélébiles. Malgré un domaine rongé par une amnésie et une insomnie du temps, Alexander, à travers les arbres de la bâtisse au bord de l’eau, admirait les hautes toitures, il se souvenait alors des murs épais, sans oublier le chemin de ronde, malheureusement le donjon existant avait disparu, fragilisé par les années, il s’était peu à peu détaché et à distance encore une fois, il avait donné ordre aux ouvriers de l’abattre. Le fameux étendard appartenait au passé, son regard à ce moment-là bascula dans un retour en arrière, il se souvint alors des histoires de famille par son père. Pauvre Alexander, il fallait sortir du funeste destin de sa famille.
La raison de son retour avait été un courrier écrit par son majordome, qui l’avait informé de son souhait d’être en retraite. Hésitant à lui accorder sa demande, Alfred avait rempli les papiers de son côté et là, la date se rapprochant à grands pas, il n’y avait eu pas d’autre choix de rentrer pour gérer la crise.
Alors qu’il s’apprêta à prendre le petit chemin derrière la bâtisse, il aperçut Alfred.
-          Bonjour Alfred. Quel plaisir de te revoir.
-          Oh Alexander tu es revenu. Que le temps fut long sans toi.
-          Je vois que tu es en pleine forme, tout est bien rangé, propre. Mais que vais-je faire sans toi ?
-          Alexander, tu n’as pas changé. Le temps avance pour tout le monde, j’ai besoin de me reposer, de souffler.
-          Mais tu connais mon métier, je ne peux pas rester toute ma vie ici.
-          Alexander, je connaissais à l’avance ta réponse mais j’ai pensé à ma succession.
-          Tiens donc !
-          Oui, tu te souviens de ma fille Aurore ?
-          Hum, un peu.
-          Elle a bien changé, elle est devenue une très belle fille, et j’ai pensé à elle pour me succéder.
-          Il est hors de question qu’une fille gère les affaires de famille.
-          Alexander, le monde a changé, tu as tort de penser cela. De toute façon, je sais bien que tu feras comme tu en as envie, mais sache une chose, je partirai en retraite dans une semaine.
-          Mais …
-          C’est comme cela et non négociable, en attendant viens avec moi jusqu’à la maison, il est temps de prendre place à nouveau.
Alexander était un homme assez grand et très beau, il mesurait près d’un mètre quatre-vingt-dix, il était brun et toujours tiré à quatre épingles, à cela, il répondait « c’est à cause du monde des affaires, rien de plus, rien de moins. » Même en tenue décontractée, il avait une belle classe.
Il entreprit son avancée vers la maison familiale, accompagné d’Alfred, mais dès qu’il franchit la porte d’entrée, il se stoppa net et fut pris d’une sorte de malaise.
-          Alexander, que se passe-t-il ? Tu ne risques rien.
-          C’est que …
-          Je sais, c’est la première fois que tu reviens et tes parents sont décédés.
-          Si tu savais comme c’est dur, j’ai en moi, une sorte de….
-          Je comprends ton ressenti, mais il faut vivre avec.
-          Mais, ils ont laissé un mot pour moi ? Je n’ai rien trouvé.
Contre toute attente, il fut interrompu dans la confidence, tel un tourbillon, il vit une jeune fille qui traversait devant lui, surpris, il dit à Alfred :
-          Mais qui est-ce ?
-          C’est Aurore, ma fille, c’est elle qui va me succéder.
Piqué au vif, il cria alors son prénom pour la faire revenir :
-          AURORE, REVENEZ ICI IMMEDIATEMENT.
Surprise, elle se retourna et s’approcha de lui.
-          Bonjour Alexander, je suis enchantée mais je vois que vous connaissez déjà mon prénom.
-          Aurore, il va falloir que l’on parle.
-          Parler de quoi ?
-          Des affaires, de votre avenir.
-          Mon avenir : c’est ici.
-          Certainement pas, ce n’est parce que …
-          Parce que quoi ! Mon père est en retraite à la fin de la semaine, de plus, vous n’êtes jamais là et il faut bien quelqu’un pour tenir cette maison et la dépendance, enfin la bâtisse qui est près du lac.
-          Je n’aime pas votre insolence.
-          Moi, je n’aime pas votre côté « j’arrive et je prends le pouvoir sur tout ». J’ai du travail, bien le bonsoir chez vous ! Lui répondit-elle en retournant à ses occupations domestiques.
-          Quel caractère de cochon !
Alfred, se mit à sourire et tenta de rassurer Alexander sur les qualités de sa fille en lui expliquant qu’elle n’avait pas un gramme de méchanceté, qu’elle avait eu le courage de faire à distance une école de majordome et qu’elle s’était absentée pour son stage et son examen. Connaissant le domaine depuis qu’elle était enfant, elle avait été un atout pour son père en le conseillant ici et là de temps à autre, de plus, cela avait mis une présence féminine qui manquait cruellement. Identique à son père, elle connaissait tous les fournisseurs, il fallait à tout prix qu’il accepte mais la partie n’était pas gagnée vu sa pensée sur la femme.
Alexander continua de prendre ses marques mais il réalisa l’ampleur du désastre de son absence. Lui qui comptait se reposer, il n’allait pas être au bout des surprises car Alfred lui annonça que dans trois jours, il y avait une grande fête qui allait se tenir justement au pied de la bâtisse en face du lac. Alexander lui demanda :
-          Une fête au niveau de la bâtisse mais c’est au bord du lac, c’est dangereux, il faut tout annuler.
-          Non, c’est impossible. Les enfants du village vont venir comme les autres années.
-          Mais, je veux être tranquille chez moi.
-          Alexander, tout va être mis en place, les familles vont faire un pique-nique, les petits enfants vont apprendre à pêcher, d’autres vont travailler un peu le bois avec les menuisiers de la région, c’est une coutume que votre père respectait. Je vous suggère de ne pas dire non, ma fille va s’occuper de toute la future installation, vous allez voir, tout va très bien se passer. Il faut redonner vie au domaine, rien de plus, rien de moins.
« Redonner vie » à un lieu de mémoire de sa famille, Alexander avait perdu cette émotion, il voulait tout garder pour lui mais il avait oublié qu’en partant, la vie elle, n’avait pas appuyé sur le bouton stop identique au boléro de Ravel elle avait donné et orchestré un rythme identique de répétitions de temps entremêlé avec les saisons.
Ne voulant pas créer une zizanie, Alexander informa Alfred, qu’il voulait rester seul et le congédia en lui disant l’excuse suivante : «  Profite de cette soirée avec ta fille, on se verra plus tard pour les modalités futures ».
Alfred obéit et passa la soirée comme convenu avec Aurore. Comme le temps fut doux, Aurore avait voulu préparer un barbecue à côté de la bâtisse car elle aimait la vue tranquille sur le lac. Comme tout était plus ou moins organisé pour la grande réjouissance de demain, elle voulait avoir une dernière soirée tranquille. Alfred, ayant donné le goût de la terre à sa fille, aimait se laisser guider par elle, aussi, vers les vingt heures, tout était prêt.
Le repas fut composé de plusieurs viandes et d’une salade verte. Alfred détendu, remercia sa fille pour la préparation. Alors que la nuit arriva doucement, ils entendirent des bruits de pas. Intriguée, Aurore questionna alors son père :
-          Papa, qui vient à cette heure-ci ?
-          A mon avis, c’est Alexander.
-          Mais, il ne devait pas rester chez lui !
-          Ne sois pas dur avec lui, il revient de loin, il a été éloigné durant plusieurs années, et aujourd’hui, il doit faire face à la fois à un passé retrouvé rempli de tourmentes et de solitudes.
-          Il n’avait qu’à pas partir ! Moi, je suis bien restée.
-          Nous n’avons pas la même vie, de toute façon, on n’aurait jamais pu te payer les mêmes études que lui et nous avons la chance aussi que tu aimais la terre, la campagne, le village.
Alors qu’ils n’entendirent plus rien, Alfred parla à haute voix.
-          Alexander, si c’est toi, tu peux venir.
Au bout de quelques minutes, il arriva en tenue décontractée, il était tout simplement resplendissant de virilité sous une force tranquille.
-          Alexander, je parie que tu n’as pas mangé….Allez, il reste encore de la viande et de la salade.
-          Je te remercie mais je …
-          Ne discute pas, c’est de bon cœur, c’est une belle soirée d’été.
Alors qu’il accepta, Aurore enchaîna :
-          C’est gratuit, vous pouvez manger ! Il serait dommage de contredire Papa.
Mais cette fois-ci, Alfred n’apprécia pas les dires de sa fille et ajouta d’un ton sec :
-          Aurore, cela suffit, Alexander est chez lui, il serait bien de l’accepter. N’écoute pas ce qu’elle dit, mange Alexander. Je vais vous laisser, car je suis fatigué, je vous dis à demain. Quant à toi, Aurore, je refuse le mur de la discorde, attention à ce que tu dis. Bonsoir Alexander, à demain.
Alexander le salua et Alfred partit se reposer. Malgré une douceur estivale, il fallait briser la glace, Aurore accepta d’abaisser sa garde et entama la conversation.
-          Alexander, reprenez un peu de nourriture.
-          Un peu, vous êtes sûr ?
-          C’est avec plaisir que je vous le dis. Bref, savez-vous que demain, c’est un grand jour, les enfants avec les familles vont venir passer un moment agréable au bord de l’eau.
-          Cela va faire du bruit…
-          Oui et non, vous savez, rien n’est abîmé, les enfants peuvent se rafraîchir, on met de l’eau dans des petites piscines gonflables, tout le monde passera une bonne journée. Votre père y assistait et aimait beaucoup cela.
-          MON PERE !
Aurore vit dans les yeux d’Alexander un véritable signal d’alarme, elle savait des choses privées sur la vie de son père alors que lui, l’ignorait. Ressentant le tout, Aurore ajouta qu’il était le bienvenu et qu’elle l’aiderait à faire face. Mais c’était trop pour se racheter, Alexander acquiesça d’un signe de tête, se leva et préféra rentrer au domaine.
Après une nuit courte, Alexander se leva aux aurores, après un petit déjeuner rapide, il décida de se rendre en direction de la bâtisse en face du lac. Pensant être au calme, il découvrit avec étonnement Aurore qui elle, s’attelait déjà à la mise en place de matériels. Entre les petites piscines gonflables, les paquets avec des surprises et les stands pour y déposer la nourriture, elle gérait parfaitement l’intégralité comme un petit chef militaire sans oublier le balisage ici et là afin que les enfants puissent être en sécurité, tout était prévu.
-          Mais ma parole, vous avez été scout !
-          Bonjour Alexander, bien dormi ?
-          Euh… oui pardon, bonjour Aurore. Oui sans plus …
-          Alors pour répondre à votre question, oui, j’ai été scout durant 3 ans, donc le côté organisation, entraide et compagnie, je connais.
-          Je vois…
-          Pour une fille, ce n’est pas mal comme vous pouvez le voir, une fille est capable d’organiser des choses !
-          Mais enfin….
-          Je sais très bien que ma venue vous déplaît, disons que vous êtes un peu macho sur les bords, mais vous savez je connais très bien la région et plus encore. J’ai bien réfléchi, si vous ne voulez pas de moi sur votre domaine, alors je partirai et je travaillerai ailleurs et mieux, j’exploiterai les terres de mon père.
-          Mais ne vous fâchez pas ! Moi qui comptais admirer le tout en silence….
-          C’est raté ! Dans la vie il faut prendre les chemins directs, j’ai une question, vous allez nous aider au cours de la journée ? Parce-que votre père, lui nous aidait, et cela vous permettrait de faire connaissance en profondeur avec les habitants et…
-          ET ???!! JE SAIS CE QUE J’AI A FAIRE. GARDEZ VOS LECONS POUR LES AUTRES. JE NE VOUS SALUE PAS.
Vexé, Alexander s’en retourna chez lui, cette fois-ci le mur de la discorde était bien dressé. Refusant d’être coincé, il s’agissait maintenant de trouver la solution pour en finir, Alfred, partant, il était hors de question de confier la gestion du domaine à une tierce personne qui, en plus, avait mauvais caractère. Alexander devait faire un choix, repartir ou rester. Sans doute était-il pour lui de faire briller de nouveau le blason de sa famille. Le domaine était si grand, qu’il fallait bien en faire quelque chose, mais quoi, certes, il était seul. Il fallait rendre une âme joyeuse, les rires d’enfants manquaient, il voulait garder le contrôle. C’est ainsi qu’il usa de toute son affluence au cours de la matinée pour appeler des partenaires financiers. Puisque le tout plaisait aux familles, pourquoi ne pas diviser le domaine en deux parties, une privée et l’autre en futures chambres d’hôtes avec ou sans famille. Il mit en avant le renouveau du domaine, à savoir les tapisseries, les boiseries, l’étendue des pièces, la vue, le calme. A travers ce geste, il voulait lutter contre les voleurs de pierre, montrer son affection au domaine familial et sans doute résoudre et panser les plaies du passé. La nouvelle remporta un vif succès auprès des financiers, il lui restait maintenant à annoncer le tout et il comptait le faire à la fête près du fameux lac.
Pendant ce temps-là, les familles et enfants arrivèrent à grands pas, l’évènement étant annuel, cela permettait à tous de pouvoir se réunir et profiter ensemble d’un joli moment de convivialité et de bonheur. Aurore fidèle à son poste, orchestra tout d’une main de maître, les enfants courraient, sautaient, dansaient pendant que leurs parents sortaient les affaires pour le pique-nique. A l’arrivée d’Alfred, tous le saluèrent, connaissant son départ, il était en quelque sorte, l’invité de cette journée ensoleillée, chaque famille avait fait en sorte de lui apporter un présent en signe de reconnaissance. Alfred touché par cette marque de gentillesse, prit un par un, les paquets et les remercia tous et toutes. Néanmoins, il demeurait une question sur les lèvres, qui allait le remplacer ? Aurore ? Si la réunion était certes parfaite, chacun espérait connaître la suite et tous espéraient voir Alexander.
Vers les treize heures, Alexander décida de les rejoindre. A la fois inquiet, il masqua le tout derrière son sourire légendaire, il arbora une tenue simple signe qu’il montrait du plaisir à les recevoir et de les revoir. Et c’est comme si de rien n’était qu’il serra les mains une par une, avec un petit mot gentil sous les yeux d’Alfred qui le regardait. Il avait fier allure, il se noyait dans la masse, sans souci, et prit plaisir à partager cet instant unique. Mais après les formules de politesse, Alexander se mit un peu en retrait et fit signe à tous de l’écouter.
Figé sur quelques bouts de bois, il exposa alors les mots suivants :
-          Je vous remercie de votre écoute, promis, je ne serai pas long. Comme vous le savez, je suis revenu que depuis très peu de temps, et vous connaissez la raison, le départ de notre cher Alfred à qui je souhaite très sincèrement une bonne retraite fort méritée mais la porte du domaine lui sera toujours ouverte, Alfred est comme de la famille, il n’a pas besoin d’autorisation. J’ai appris tardivement et à mon regret que l’évènement festif de ce jour existait depuis plusieurs années. Aussi, il était de mon devoir de remercier Aurore qui a pris soin de tout organiser. Maintenant parlons du futur, comme vous le savez, je suis un homme d’affaires et je me dois de poursuivre ma vie, pour ne rien vous cacher, partir du domaine familial va être délicat, vous voyant tous et toutes heureux, j’ai eu l’idée de couper mon domaine en deux parties, une pour moi bien entendu et l’autre pour le public, construire le tout en chambres d’hôtes, ainsi familles ou couples pourraient profiter à la fois de la vue du lac, de jouer dans la remise à bois qui serait aménagée elle-aussi, ainsi le domaine continuerait à vivre pour le bonheur de tous. Mais comme vous le savez, j’aurai besoin d’aide, pour celles et ceux que cela intéressent, venez me voir et parlez-moi de vos savoirs je promets de faire mon possible. Belle journée à tous.
Avec une aisance qui lui était propre, Alexander Dawson, se mêla de nouveau aux familles pour le plus grand plaisir de tous. C’était clair, le grand Alexander allait rester au domaine pour toujours mais en plus, il allait tout transformer, il signa là son retour et son autorité aussi bien matérielle que financière, aucun doute, il avait été très fort.
La journée se poursuivit sans encombre, chacun continuant aussi bien de jouer que de s’amuser avec l’eau sans oublier les sourires grâce à la multitude des jeux et cadeaux à leurs portées.
Puis vers les 20h00, le parc se vida et chacun retrouva ses habitudes coutumières. Aurore, quant à elle, s’appliqua à tout ranger et nettoyer. Alexander la voyant, s’approcha d’elle et commença à lui demander son avis sur le futur projet. Elle hocha à plusieurs reprises la tête et ne se prononça pas. Sentant qu’elle avait été blessée, Alexander lui glissa, qu’il aimerait fortement qu’elle puisse prendre la direction des opérations avec lui, en effet, entre son appui financier et pour elle, sa connaissance de la région, l’opération ne pouvait être que gagnante. Elle comprit avec justesse toutes les explications d’Alexander et compris qu’il n’était pas si méchant que cela, il était temps de tourner la page du passé et d’écrire celle du futur. Ils savaient que le lieu allait resplendir, cela ne pouvait pas en être autrement. Aurore avait-elle été prise au piège d’un charme trop fort ? A cette question : seul l’avenir le savait.