samedi 7 mai 2016

Junior : Une maison pleine de souvenirs

Cette maison qui a toujours été là pour moi. Dans cette maison, j’ai tout eu, je suis née dedans, j’ai grandis dedans, je me suis mariée dans cette maison. Cette maison a été celle de mes grands-parents, elle a été léguée à mes parents il y a sept ans.
J’ai toujours vécu avec mes grands-parents maternels. Mes parents étaient souvent en déplacement, du coup, quand j’étais enfants, je ne pouvais pas aller à l’école normalement.
Ma mère est hôtesse de l’air et mon père travaille dans les finances et les ventes à l’étranger. Ils m’ont confiés à mes grands-parents à l’âge de 9 ans. Je me suis bien amusé là-bas. C’était différent de d’habitude, j’ai toujours habité en Angleterre et donc, de me retrouver en Australie était nouveau pour moi.
En Australie j’ai rencontré Ninon, une de mes cousines, on a le même âge mais elle, elle est française, donc on ne peut pas beaucoup communiquer, alors j’ai appris le français et elle l’anglais. Bien sûr j’ai rencontré plein d’autres personnes comme un garçon qui s’appelle Arthur, c’est lui qui est devenu mon mari.
Mes parents me rendaient visite une seule fois par mois. Ils ne me manquaient un peu, pas beaucoup. Ici j’avais mes grands-parents, Ninon, Miss Nadège ma maîtresse, elle est très gentille. La température est différente en Australie, j’ai mis du temps à m’y habituer, surtout que j’ai l’habitude en Hiver d’avoir des gros pulls et de la neige.
Si cette maison n’était pas là, je n’aurais pas vécu ce que j’ai vécu, j’ai rencontré Arthur, Ninon et même une star de cinéma ! Je n’aurais pas connu un succès fou à la télé. Un jour ils tournaient un film dans la ville, l’actrice a dû aller à l’hôpital, et j’ai pu la remplacer, car le réalisateur m’a vu jouer une pièce de théâtre à l’école. Le film a duré un an. Mais c’était génial. Après j’ai eu le droit de passer à la télé dans une conférence de presse anglaise. Il y a aussi eu ce jour là, celui du 14 juillet. Arthur m’avait dit qu’il m’aimait et moi aussi. On avait 16 ans ce jour-là.
La même année, la mère de Ninon est partie au ciel, Ninon n’a pas pleuré, elle m’a dit : « Une mère qui ne vient pas voir sa fille, ou l’appelle ou un courrier n’est pas une mère ! » C’est là que j’ai remarqué que j’ai de la chance d’avoir des parents qui m’aiment. Le jour de mes 13 ans, grand-mère a légué sa maison à mes parents. Elle savait qu’elle allait mourir. Et deux mois après, le docteur a vu qu’elle avait un cancer. Elle est partie au ciel retrouver sa fille Aimée, il y a deux mois.
Aujourd’hui je ne suis plus un bébé, j’ai 20 ans, je viens de me marier et je me bats pour récupérer ma maison. La mairie a dit que la maison était trop vieille et qu’ils allaient la détruire, et des Américains en ont profité pour acheter le terrain (du moins ils ont essayé) pour construire un Hôtel 3 étoiles. Evidemment je m’y suis opposé, car c’est là que pour moi tout est née, il y a tellement de souvenirs accrocher que je veux les garder comme un grigri. Avec l’argent que j’ai, j’ai pu acheter un terrain et leur vendre pour l’hôtel. Et j’ai récupéré ma maison, je l’ai réparé et lui ai donné plein d’amour.
Maintenant je suis actrice, je vis avec Arthur dans ma maison. Ninon, elle, est devenu infirmière et compte devenir pédiatre. Et elle est célibataire. Quand à mes parents, ils travaillent toujours dans le même travail.

Et j’ai oublié de dire que ma mère a accouché d’une fille il y a deux ans. Elle s’appelle Maryline.